De l’efficacité du transport

Je n’ai pas de voiture. Je n’ai d’ailleurs pas de permis de conduire. Pour un mec qui conduit des trains c’est cocasse, je l’avoue. Et mis à part parce que c’est mon métier, je passe du temps dans les trains et les transports en commun en général.

Autour de moi, notamment dans ma famille, comme dans beaucoup d’autres la voiture et LA solution à tous les maux de notre monde moderne. On prend la voiture pour aller chercher le pain, on prend la voiture pour faire les courses, on prend la voiture pour aller en centre ville, on prend la voiture pour aller en vacances…

NTV

S’il y a une situation, ou plutôt des situations où cela est ridicule, c’est pour les déplacement en centre ville. J’ai grandi et vécu à Toulouse, au fil des ans j’ai vu le réseau de transport de cette ville grandir, se structurer, c’est un bon exemple. A Toulouse globalement la voiture est omniprésente, aujourd’hui encore. Mais les transports en commun et modes alternatifs grignotent son précieux gâteau d’€uros, et rendent du pouvoir d’achat, une ville plus claire et de l’air respirable autour d’eux. Le succès du « nouveau » réseau est fulgurant, porté par les deux lignes de métro et les projets de tramways et de bus en site propre.

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Tout n’est qu’une question d’équilibre, et faire comprendre aux gens que la voiture n’est pas la SEULE solution, c’est rétablir cet équilibre. Autant il est ridicule de prendre sa voiture pour faire 2 kilomètres en ville, de même il n’est pas adapté de faire Paris > Bombay en voiture, si tant est que l’on recherche un minimum d’efficacité. Le train est adapté pour faire Marseille>Paris, il l’est moins pour faire deux stations distantes d’un kilomètre en ville. Le tramway, le métro, les vélos en libre service, les cheminement piétonniers qui nous rappellent que nos pieds restent le moyen de transport le moins polluant, sont autant de solutions qui une fois mises en réseau, avec un maillage performant et cohérent, sont d’une efficacité redoutable.

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La très grosse nouveauté, pour moi utilisateur, ce sont les moyens de communication modernes. Sur mon smartphone, je peux savoir sur quel quai mon train arrive, je connais la fréquence du métro, je sais que le prochain départ en bus est dans 15 minutes, et qu’en me déplaçant à pieds jusqu’a l’arrêt il me faut 10 minutes. Résultat je profite de l’air frais (s’il ne faisait pas beau je pourrais prendre le métro), j’ai mon trajet parfaitement réglé, avec le confort et l’assurance d’un déplacement en voiture, le temps de parcours égal voire inférieur, et le temps de vivre et de respirer, de voyager à un rythme un peu plus « humain ». Si il n’y avait pas de bus, j’aurais pu prendre le métro et finir à pieds, prendre un vélo, ou un tram plus un vélo. Toutes les correspondances, les départs, les éventuelles perturbations et leurs trajets de secours afférents, absolument tout est maintenant fluide et réglé comme du papier à musique. Chaque réseau urbain a son application ou son site mobile, la SNCF ses applications, les compagnies aériennes aussi, les service de vélo en location n’en parlons pas ! Avec en plus des passionnés qui ont concocté des apps’ libres, grâce à la mise à disposition des infos des réseaux (mouvement OpenData).

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A tel point qu’autour de moi, lorsque l’on voit l’efficacité de mes déplacement, on me demande conseil. Dans ma famille, le train et les transports en commun font leur apparition. Et avec les économies réalisées il ne leur faut pas des lustres pour convaincre. 

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Avec le temps (et le taf), j’ai pris l’habitude de voyager. On devient plus efficace dans la confection de son bagage, on connait les trajets de secours pour telle ou telle ville où l’on passe régulièrement. C’est une démarche qui est de plus en plus répandue, et c’est tant mieux. Après tout, peu importe la monture, l’important étant de voyager !image_gallery

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